Agent Paranagua – Le Monde

La fiction dépasse la réalité (?)

CLASSIFIED / PARANAGUA / LE MONDE – 28.02.2015 / MISSION ACCOMPLIE

PARIS TO WASHDC / LANGLEY /CARACAS
15PARIS#78
2015-02-28
AGENT.P.PARANAGUA
CLASSIFIED
AM.EMBASSY.PARIS
VZCZCXRO4173
CASE OFFICER #0286 0772307 [CIA]
LOCAL 789 / WASHDC 8413
PARIS 000298  
E.O. 12958: N/A   
TAGS: POLIT LATINAM PROPAG VZLA MEDIA CAMPAIGN LE MONDE PARANAGUA 

SUBJECT: MISSION ORDER #0236 COMPLETED PABLO PARANAGUA 
- - - - - - -
1. MISSION ACCOMPLIE.

2. L’AGENT PARANAGUA A ACCOMPLI SA MISSION [VZCZCXRO4173].

3. L'ARTICLE COMMANDE LE 26/02/15 A ETE PUBLIE CE MATIN (28/02/2015).

4. VOIR "Au Venezuela, le seul quotidien social-démocrate disparaît"
http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2015/02/28/au-venezuela-le-
seul-quotidien-social-democrate-disparait_4585102_3222.html#VzcYZIl4
t1QKzMlJ.99

5. IL A SUIVI LES INSTRUCTIONS A LA LETTRE (#LIBERTE D'EXPRESSION,
#SOCIAL DEMOCRATIE, #TEODORO PETKOFF, #PASSé REVOLUTIONNAIRE, 
#PASSé COMMUNISTE, #TAL CUAL, ##VAGUE CHARLIE HEBDO;

6.L'EMPLOI DU TERME "#LIEUTENANT-COLONEL PUTSCHISTE" A BIEN ETE 
ASSOCIéE AU NOM #HUGO CHAVEZ

7.LA DISTINCTION ENTRE "#LES DEUX GAUCHES LATINO-AMERICAINES" > "#PO-
PULISTE ARCHAÏQUE, CONSERVATRICE, FAUSSEMENT RADICALE, 
AUTORITAIRE ET MESSIANIQUE" ET > "#REPUBLICAINE MODERNE CAPABLE DE 
COMBINER LE REFORMISME AVANCE, LA SENSIBILITE SOCIALE, LE DEVELOP-
PEMENT ECONOMIQUE EQUITABLE ET L’ELARGISSEMENT DE LA DEMOCRATIE" A 
ETE UTILISéE TRES EFFICACEMENT.

8. RECOMMANDATION/CARACAS: POSSIBILITé D'ORGANISER UNE INTERVIEW DE
#TEODORO PETKOFF POUR PROCHAINE PUBLICATION DANS LE MONDE OU DANS BLOG
#http://america-latina.blog.lemonde.fr/ 

CASE OFFICER #0286 0772307 [CIA]

 Au Venezuela, le seul quotidien social-démocrate disparaît

Le Monde | 28.02.2015 à 09h49 • Par Paulo A. Paranagua

http://abonnes.lemonde.fr/ameriques/article/2015/02/28/au-venezuela-le-seul-quotidien-social-democrate-disparait_4585102_3222.html#VzcYZIl4t1QKzMlJ.99

Teodoro Petkoff, en octobre 2013.

La disparition d’un journal est une triste nouvelle, surtout lorsqu’il s’agit d’un quotidien d’opinion, fragile, faiblement distribué et harcelé par le pouvoir. En quinze ans, le journal vénézuélien Tal Cual a été traîné sept fois devant les tribunaux. Soumis à l’amende, il a été sauvé d’une mort subite par souscription populaire. Vendredi 27 février, Tal Cual a fini par jeter l’éponge, fatigué, comme son fondateur et directeur, Teodoro Petkoff, 83 ans. Une rédaction resserrée résistera sur Internet et publiera une édition papier hebdomadaire. « On ne nous fera pas taire », titre la dernière manchette.

Teodoro Petkoff attendait son visiteur dans un bureau minuscule, sans se lever à cause de problèmes de mobilité. Souvent grognon, ironique parfois, aigu toujours, avec sa carrure de vieil ours, il était une sorte de père fouettard de l’opposition. Le quotidien était à son image, mordant, argumenté. Petkoff ne ménageait personne, dirigeant de parti, candidat à la présidence ou député, avec leurs rodomontades et leurs ego démesurés. Il avait le verbe haut et l’intégrité pour s’imposer comme chef de file, mais il n’avait plus la santé.

Autocritique

Dans les années 1960, il avait participé à la guérilla, fait de la prison. Son autocritique sur la lutte armée est sévère : « Politiquement, ce fut une erreur trop grave pour qu’on puisse la revendiquer au nom de quoi que ce soit. Une erreur gravissime qui coûta des vies, des années de prison, qui fit un tort énorme à la gauche. » Après avoir milité au Parti communiste pendant vingt-deux ans, il fonde, en 1971, le Mouvement pour le socialisme (MAS), un parti social-démocrate. Petkoff brigue la présidence de la République deux fois, sans succès, mais il est élu député à plusieurs reprises. En 1996, il devient ministre d’un gouvernement centriste.

Deux ans plus tard, il quitte le MAS, en désaccord avec le soutien à la candidature du lieutenant-colonel putschiste Hugo Chavez (le MAS passera à l’opposition en 2002). Petkoff se consacre désormais au journalisme et finit par créer en 2000 Tal Cual, pour défendre les valeurs de la social-démocratie. « Hola Hugo ! », titre le premier numéro. L’ancien guérillero a été un des premiers à faire la distinction entre les deux gauches latino-américaines, la populiste, « archaïque, conservatrice, faussement radicale, autoritaire et messianique », représentée par Chavez et ses alliés, et la républicaine « moderne », capable de combiner « le réformisme avancé, la sensibilité sociale, le développement économique équitable et l’élargissement de la démocratie ».

 Paulo A. ParanaguaJournaliste au Monde

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Cette entrée a été publiée le 28 février 2015 par .
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