Agent Paranagua – Le Monde

La fiction dépasse la réalité (?)

RAPPORT: PARANAGUA LE MONDE VS BRESIL – 06.04.2015 / MISSION ACCOMPLIE

PARIS TO WASHDC / LANGLEY / BRASILIA / BUENOS AIRES / CARACAS / MOSCOW
15PARIS#202
2015-04-06
AGENT.P.PARANAGUA
CLASSIFIED
AM.EMBASSY.PARIS
RFFAZESA5429
CASE OFFICER #0286 0772307 [CIA]
LOCAL 789 / WASHDC 8417
PARIS 000402  
E.O. 12965: N/A   
TAGS: POLIT LATINAM PROPAG BRAZIL MEDIA CAMPAIGN LE MONDE PARANAGUA 

SUBJECT: MISSION ORDER #0279 COMPLETED - PABLO PARANAGUA 
- - - - - - -
1. MISSION ACCOMPLIE.

2. L’AGENT PARANAGUA A ACCOMPLI SA MISSION [TKUPTCVV6978].

3. L'ARTICLE COMMANDE LE 29/03/15 A ETE PUBLIE LE 30/03/2015
EN PAPIER + NUMERIQUE.

4. VOIR "LE BRESIL FACE AU "CHAOS POLITIQUE" (VERSION
ELECTRONIQUE) http://abonnes.lemonde.fr/idees/article/2015/03/30/le-bresil
-face-au-chaos-politique_4605638_3232.html

5. IL A SUIVI LES INSTRUCTIONS A LA LETTRE: 
- UTILISATION DES #ELEMENTS DE LANGAGES DE LA FICHE [BR807];
- UTILISATION DE LA PHOTOGRAPHIE [BR-sdfozef/887] DANS LAQUELLE 
LE MINISTRE THOMAS TRAUMAN A UNE IMAGE TRES DEFAVORABLE;
- REITERATION DU TERME "CHAOS POLITIQUE";
- EXPLOITATION AU MAXIMUM DES RECENTS EVENEMENTS POUR ENFONCER
LE GOUVERNEMENT DE D.ROUSSEFF (FICHES DE SYNTHESES BRA15/005,
BRA15/078 ET BRA15/085 > #PETROBRAS, #MANIFESTATIONS ET #P.TRAUMANN);
- UTILISATION DES POINTS D'APPUI LOCAUX (SONDAGES + #ELIANE CANTANHEDE);
- SOUTIEN INDIRECTE A #MARINA SILVA (SUITE AUX INSTRUCTIONS 
14LANG/BRA089 > PRÉPARATION DU TERRAIN / CARTE #M.SILVA;

6. #VENEZUELA ET #BUENOS AIRES MOUILLéS DANS L'ARTICLE (CONNEXION
GRÂCE A IMPLICATION EXTRAPOLéE AVEC #V.PUTIN).

7. RECOMMENDATIONS: IL SERAIT BON D'APPORTER UN NOUVEL ÉMOLUMENT 
A L'AGENT PARANAGUA; 
OPTIONS: 
A-PROFESSEUR INVITé POUR DONNER UN SEMINAIRE (JOURNALISME/LIBERTé
D'EXPRESSION EN AMERIQUE LATINE/ETC.)POUR UN SUMMER UNIVERSITY 2015
DANS UNE UNIVERSITé-AMIE.
B-FINANCER SON PROJET DE LIVRE (SUJET: LE CINéMA LATINOAMERICAIN).

--/ 
CASE OFFICER #0286 0772307 [CIA]


Le Brésil face au « chaos politique »

LE MONDE | 30.03.2015 à 10h47 | Par Paulo A. Paranagua

Le ministre brésilien de la communication sociale, Thomas Traumann et la présidente Dilma Rousseff, le 16 mars.

Le Brésil serait-il en proie au « chaos politique » ? A en croire une officine de communication de la présidence brésilienne, c’est le cas. « Je ne vois pas de chaos politique », s’est empressé de démentir le ministre de la justice, José Eduardo Cardozo, pourtant dépassé par les événements. Le scandale de l’entreprise pétrolière Petrobras, contrôlée par l’Etat, et des géants du bâtiment et des travaux publics (BTP) a ébranlé la coalition gouvernementale. Le Parti des travailleurs (PT, gauche) de la présidente Dilma Rousseff et de l’ancien président Lula (2003-2010) a perdu son aura de chevalier blanc, tout comme sa capacité à mobiliser des foules. Selon une enquête, 84 % des Brésiliens croient que la présidente était au courant des malversations. Le 15 mars, 2 millions de manifestants ont défilé dans des dizaines de villes. « Il y a désormais au Brésil un avant et un après-15 mars », a écrit l’éditorialiste Eliane Cantanhêde.

Une partie de l’opinion et des politiques, d’un bord comme de l’autre, ne s’exprime plus que sur le mode hystérique. D’un côté, on exige un « impeachment », c’est-à-dire une procédure de destitution du chef de l’Etat, sans trop savoir sur quoi cela déboucherait. De l’autre, on crie aux « putschistes », comme si la croisade de Vladimir Poutine contre l’Ukraine avait fait des émules : les mêmes éléments de langage s’entendent désormais à Caracas, à Buenos Aires ou à Sao Paulo. Les analystes plus raisonnables prédisent, eux, un mandat présidentiel réduit à la médiocrité avec une Dilma Rousseff fragilisée, une économie atone et un mécontentement social croissant. Bref, la situation serait désespérée mais… pas grave.

L’émoi suscité par l’ampleur de la corruption empêche de comprendre l’origine du mal. Certes, le BTP confond privé et public au moins depuis la construction de Brasilia. Mais les détournements de fonds dans des entreprises contrôlées par l’Etat ne s’expliquent pas par une simple contagion. Cela renvoie à un système politique en pleine métastase, avec une trentaine de partis représentés au Congrès, la plupart d’entre eux sans autre but que d’attirer les prébendes de l’Etat.

Des alliances opportunistes

La dictature militaire (1964-1985) avait laissé fonctionner le pouvoir législatif. A l’époque, les candidats aux élections municipales et régionales, tout comme le Congrès, ont été sommés de canaliser leurs différences à travers deux grands partis, représentant la majorité favorable au régime et l’opposition. Héritier de cette dernière, le Parti du mouvement démocratique brésilien (PMDB, centre) a été ensuite concurrencé par deux formations, le PT (fondé en 1980) et le Parti de la social-démocratie brésilienne (PSDB, fondé en 1988). Le PMDB est resté une puissante fédération d’élus sans identité politique. Le PT de Lula et le PSDB de l’ancien président Fernando Henrique Cardoso (1995-2002) ont adopté un profil réformateur et modernisateur, mais ils ont déçu, une fois au pouvoir, pour diverses raisons.

Le principal motif de la déception réside dans des alliances qui apparaissent opportunistes, des coalitions sans accord programmatique juste formées pour disposer d’une majorité parlementaire. Pourquoi le PT et le PSDB ont-ils préféré chercher des alliés chacun de leur côté, plutôt que d’unir leurs forces ? A l’origine, parce que ces deux partis disputaient le même terrain électoral, le vaste Etat de Sao Paulo, plus peuplé et aussi riche à lui seul que l’Argentine. Sans implantation dans un pays continent plutôt conservateur, l’un et l’autre sont allés trouver des soutiens au centre (PMDB) et à droite. Avec le temps, ce choix a débouché sur une bipolarisation de la vie publique, avec le PT et le PSDB traînant comme un boulet une douzaine de formations invertébrées. Leur cible ? Les trente-neuf ministères du gouvernement Rousseff et les 23 500 postes à pourvoir – trois fois plus qu’aux Etats-Unis – aux manettes du pays.

Dispute entre les trois pouvoirs de la République

Pendant vingt ans, ce système s’est avéré un obstacle pour de vraies réformes. Aujourd’hui, il implose à travers l’affaire Petrobras-BTP, faute d’avoir tiré les leçons du précédent scandale du « Mensalao » en 2005. La seule personnalité à avoir dénoncé publiquement l’absurdité de l’antagonisme entre le PT et le PSDB est Marina Silva, ancienne ministre de l’environnement du premier gouvernement Lula, candidate verte à la présidence de la République en 2010, puis candidate socialiste en 2014 qui avait recueilli, à chaque fois au premier tour, respectivement 20 et 22 millions de suffrages. Marina Silva a déclaré à la télévision ce que beaucoup de « barons » des deux partis n’admettent qu’en privé et sous couvert d’anonymat. Autant de précautions montrent à quel point le jeu politique s’est figé.

Marina Silva avait raison, la situation n’est pas tenable. L’ingouvernabilité est déjà là, dans la dispute entre les trois pouvoirs de la République. La solution n’est pas d’attendre une éventuelle alternance en 2018 ni d’accepter le « chaos politique » comme une fatalité. Il n’est plus possible de repousser une réforme des mœurs politiques, du financement des campagnes électorales et du statut des partis. Comme disent les Brésiliens, il faut « renverser la table », modifier les règles du jeu, réinventer la démocratie.

Mère de toutes les réformes, la réforme politique est une chose trop grave pour qu’elle puisse être confiée aux politiques du PMDB, qui sont les bénéficiaires du système actuel. Ni Dilma Rousseff ni le PT ne peuvent surmonter, seuls, la crise. Les réformateurs du PT, du PSDB et d’autres – comme Marina Silva – devront relever ensemble le défi, s’ils ne veulent pas subir l’opprobre de l’opinion et faire le lit d’une nouvelle configuration de forces conservatrices et populistes.

  • Paulo A. Paranagua
    Journaliste au Monde
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Cette entrée a été publiée le 6 avril 2015 par .

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